Avant de revendre ses bijoux en or, il est crucial de s'informer sur la fiscalité en vigueur. (illustration) (SuradechK / Pixabay)
La valeur de l’or a connu une envolée spectaculaire en l’espace d’un an. Malgré quelques turbulences récentes, le métal précieux conserve son statut de valeur refuge, comme le rapporte BFM Bourse dimanche 8 février. Interrogés sur une éventuelle fin de cycle haussier, les bureaux d’études sont unanimes : la dynamique n’est pas terminée.
Dans ce contexte, certains particuliers pourraient être tentés de revendre des bijoux abîmés ou des objets en or. Si la somme récoltée peut constituer un appoint bienvenu, elle n’échappe toutefois pas à la fiscalité.
Sans document attestant l’origine
Comme l’explique Capital , la vente de pièces ou de lingots d’or sans document permettant d’en prouver l’origine entraîne l’application de la taxe forfaitaire sur les métaux précieux (TFMP). Le taux s’élève à 11,5 % du prix de vente pour ces marchandises dites « d’investissement » .
Le régime fiscal diffère pour les bijoux. Dans ce cas, l’imposition ne s’applique que si le montant de la vente dépasse 5 000 euros. La taxe est alors fixée à 6,5 % du montant total et est directement prélevée par le professionnel qui rachète les biens. Pour une vente de 6 000 euros, le vendeur ne percevra que 5 610 euros après déduction de 390 euros.
Avec facture ou justificatif
La fiscalité change en revanche si le vendeur est en mesure de prouver l’origine et l’année d’achat des bijoux, pièces ou lingots. Il peut alors opter pour le régime de la plus-value réelle, correspondant au gain net, soit la différence entre le prix d’achat et le prix de revente. Cette somme sera alors imposée à hauteur de 37,6 %, conformément à la législation entrée en vigueur au 1er janvier dernier.
Il est toutefois possible d’échapper totalement à cette imposition si le bien est détenu depuis plus de 22 ans, à condition de pouvoir le démontrer. Un abattement de 5 % est également prévu après la troisième année de détention.
Une valeur refuge toujours plébiscitée
À la clôture européenne du vendredi 6 février, l’once d’or s’échangeait autour de 4 960 dollars, indique BFM , confirmant la solidité du métal précieux après une année de forte progression. Malgré des épisodes de volatilité, les perspectives demeurent orientées à la hausse.
Ainsi, la Deutsche Bank a réaffirmé son objectif de 6 000 dollars l’once pour l’année en cours, estimant que les soubresauts récents ne doivent pas occulter « l’importance des catalyseurs évidents » susceptibles de soutenir l’actif. Même lecture du côté de JPMorgan qui, citée par Reuters, anticipe un cours de l’or à 6.300 dollars l’once d’ici la fin de l’année, porté notamment par la poursuite des achats des banques centrales. L’or devrait donc continuer de briller dans les mois à venir.
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